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Science Po Paris occupé le 17 mars 2009

Science Po Paris occupé le 17 mars 2009

Le mardi 17 mars 2009 à 17h : un symbole du système élitiste et hiérarchique dans l’enseignement supérieur français est occupé par des étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels administratifs et techniques de diverses universités franciliennes
 

 

TRACT :
ON S’INVITE… AU PALAIS DE L’EXCELLENCE !

 

Nous, étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels administratifs et techniques de diverses universités franciliennes, occupons aujourd’hui, le mardi 17 mars 2009, un symbole du système élitiste et hiérarchique dans l’enseignement supérieur français. Par ce geste, nous voulons dénoncer les inégalités de nos conditions d’étude et d’enseignement, et afficher notre opposition à une institution qui, avec les autres grandes écoles, sélectionne et forme l’ensemble des « élites », dans les entreprises, dans l’administration, dans les médias.

Notre démarche s’inscrit dans la mobilisation contre la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), dont la conception par V. Pécresse et la CPU (conférence des Présidents d’université) s’inspire directement du modèle des « super-facs » privées et semi-publiques (SciencesPo., HEC, etc.). Cette loi, votée en douce en août 2007, transforme les président-e-s d’universités en chefs d’entreprise, dont la politique ne peut être autonome, car contrainte par la quête permanente de financements. Les réformes actuelles découlent directement de cette loi.

Les universités devront séduire les investisseurs privés tandis que les financements publics seront subordonnés à leurs « performances », mesurées par les taux de réussite et d’insertion professionnelle des étudiants. Pour obtenir de bons résultats, les universités vont sélectionner à l’entrée. Sinon, elles n’auront d’autre choix que d’augmenter les frais d’inscription des étudiants, ou de s’appauvrir. De plus, le/la président-e de l’université peut désormais recruter des agents contractuels pour occuper des fonctions administratives, techniques et d’enseignement. Cela contribue à précariser les conditions de travail dans les universités.

Aujourd’hui, nous venons protester contre les réformes du gouvernement, mais aussi mettre en question le fonctionnement actuel du système d’enseignement supérieur et de recherche.

Nous ne voulons ni de la méritocratie républicaine, ni de la compétition libérale.

C’est pourquoi nous demandons que les revendications des coordinations universitaires soient satisfaites, et que les classes préparatoires et les grandes écoles soient dissoutes, dans le système universitaire d’enseignement et de recherche, avec tous leurs moyens, et en abandonnant tous leurs mécanismes de sélection.

Ce n’est qu’à cette condition qu’il sera possible de construire une université ouvert-e à tou-te-s, et qui soit un outil d’émancipation plutôt que de reproduction sociale.

 

 

APPEL REDIGE LORS DE L'OCCUPATION

 

Nous, occupant-e-s de l’institution centrale de reproduction de l’idéologie et de la classe dominante,
Exigeons la suppression des instances de sélection et d’élection sociale et culturelle qui, comme sciences-po, préfigurent la privatisation de l’enseignement, de ses financements et la dégradation intellectuelle de la recherche publique.
Nous restons uni-e-s face aux contre-réformes Pécresse qui renforcent encore un peu plus un système déjà miné par les inégalités et la sélection sociale. Cette lutte n’est que le prolongement logique de toutes les luttes contre la casse des services publics dans leur ensemble.
Partout, les résistances fleurissent contre les rouages de ce projet de société où règne et règnera toujours un peu mieux la concurrence généralisée.
Nous appelons à la constitution de liens, de comités entre tous les révolté-e-s, à favoriser la multiplication des AG de ville et la conjonction de toutes les luttes
Les Antilles nous ont montrées le chemin, sachons trouver la voie
Guadeloupe partout, Grèce générale  !!!

Le 19 mars 2009 : Grève généréle !