BARAKA

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Salon des solidarités 2008

Salon des solidarités 2008

6, 7, 8 Juin 2008
PARC FLORAL DE PARIS

 




avec l’association Ishtar (www.espace-ishtar.com)

& Little cleaver (www.africaisthefuture.com)

 

 

 BARAKA - ISHTAR - LITTLE CLEAVER


Nous sommes 3 structures différentes et pourtant liées…. Chacunes dans nos
domaines, et selon différents moyens d’actions, nous construisons l’avenir…pour que d’autres mondes soient possibles …

Cette démarche commune vise à tisser des liens entre luttes et initiatives porteuses de sens, et reflète notre volonté de vivre notre complémentarité tout en assumant pleinement nos spécificités.
Nous aspirons à être un espace politique et culturel, à la fois en termes de résistance qu’en termes d’alternatives. En effet, il s’agit pour nous d’entrelacer une ferme opposition à ce qui nous semble être un grave péril pour notre humanité et la terre qui la porte, et une intelligence créatrice et sensible capable d’enfanter, de faire advenir de nouveaux mondes.

Le péril dont nous parlons peut être appréhendé à travers le concept de réification, c’est-à-dire la transformation en choses de tout ce qui existe, les femmes, les hommes, les peuples, la Nature vivante et la multitude des liens sociaux et écologiques qui se tissent entre eux. C’est ’essence de cette « modernité capitaliste » dont parlait Max Weber.
Apparu dans l’histoire occidentale il y a 500 ans, le capitalisme, comme système historique, n’a jamais cessé d’aller à la conquête du monde, du premier pillage colonial de l’Amérique indienne (1492) jusqu’à l’actuelle globalisation. Celle-ci est moins une  harmonisation des sociétés du monde, comme le prétend la pensée unique, que leur occidentalisation.
Derrière l’« économie monde-capitaliste » (Immanuel Wallerstein), se déploie l’entreprise de l’« occidentalisation du monde » (Serge Latouche), de la standardisation des Imaginaires, de l’uniformisation des cultures.
La réification et la marchandisation ne sont pas sans conséquences sur les représentations culturelles qui traversent les sociétés ; elles soutiennent et légitiment les prismes idéologiques par lesquels l’Occident considère l’Autre.
Le professeur palestinien Edward Saïd, à travers une méthode sensible et concrète, a mis en lumière ces mécanismes réducteurs, ainsi que la logique de négation sous-jacente. Il a contribué à dévoiler le caractère colonial et/ou néo-colonial  de l’orientalisme, cet ensemble de discours de l’Occident sur l’Orient.
« L’orientalisme, écrit Edward Said, repose sur l’extériorité, c’est-à-dire sur ce que l’orientaliste, poète ou érudit, fait parler l’Orient, le décrit, éclaire ses mystères pour l’Occident. » Les Orientaux « ne peuvent se représenter eux-mêmes; ils doivent être représentés. » Dans l’optique orientaliste, l’Autre
(l’Arabe, le Musulman, l’Indien, le Chinois, le Japonais, l’Africain…) n’existe pas en tant qu’Autre mais en tant qu’il est un objet déposé dans un espace dominé par le pouvoir occidental. Au mieux il est un sauvage en voie de civilisation, au pire un barbare qui doit  disparaître…

Le « Viol de l’imaginaire », dont parle l’ancienne Ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré, est lié à ces processus mortifères. « Désapprendre l’esprit spontané de domination. » Cette exigence politico-culturelle d’Edward Said est plus que jamais à l’ordre du jour.
Cette perception orientalise, qui confond universalité et occidentalité, loin de favoriser une vraie rencontre interculturelle, constitue un obstacle. Nous considérons  comme nécessaire la décolonisation des regards. Cela signifie, à la fois, la réappropriation par les peuples du Sud eux-mêmes de leur héritage historique et mémoire culturelle et la mise en place des conditions d’émergence d’une autre perception de la diversité humaine, selon un universalisme pluriel et concret.
Plus spécifiquement, nous souhaitons explorer le riche patrimoine de la civilisation ainsi que les patrimoines antiques des peuples, tout en étant attentifs à la création contemporaine, notamment dans la perspective d’une modernité endogène.
Les cultures du monde ne sont pas des réalités indépendantes les unes des autres. Organismes vivants, elles se déploient dans l’espace et le temps, au gré de leur génie propre et des interactions qui les lient à l’ensemble de l’humanité. Loin d’être juxtaposées les unes aux autres, les cultures se nourrissent mutuellement.
Dire que la culture est une dimension essentielle de notre humanité, c’est dire aussi, qu’à partir d’elle, nous pouvons questionner le monde ; et cela, toujours, dans la perspective d’une universalité plurielle.
La promotion de la diversité culturelle n’est pas séparable de ces valeurs fondamentales que sont, notamment, la justice sociale, l’économie solidaire, le droit des peuples à leur souveraineté, la justice écologique, l’émancipation féminine.  Ces valeurs sont des potentialités de toutes les cultures. Et nous entendons le rappeler.
Tout ceci est mené sous le signe de la raison, mais, pour reprendre une expression du sociologue Edgar Morin, nous voulons qu’elle soit « ouverte » c’est-à-dire accueillante à l’égard de l’Imaginaire, du mythe, du merveilleux, du sacré, du spirituel et de la poésie…..

 

 

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